*Josez reçoit Julie Turbide victime d'agoraphobie et l'auteur et psychothérapeute Nathalie Jean L'Agoraphobie, une phobie méconnue Au printemps 2001, une angoisse incompréhensible m'a soudainement envahie alors que je me trouvais dans un centre commercial, à Rimouski. J'étais dans l'incapacité de faire le moindre geste, complètement figée, foudroyée. J'avais de la difficulté à respirer et je ne distinguais rien autour de moi. Ne sentant pas mon propre corps, j'avais l'impression de ne plus exister. Et, surtout, je croyais que j'étais en train de devenir folle! Comprenant que je n'étais pas bien du tout, l'amie qui m'accompagnait a appelé l'hôpital et des ambulanciers sont venus me chercher, ce qui a décuplé ma peur, moi que la mort effrayait tant. Les médecins n'ont rien diagnostiqué: «Vous êtes simplement fatiguée», m'ont-ils affirmé. Vers la voie de la guérison J'avoue m'être braquée contre cette idée au début, par orgueil sans doute. Puis je m'y suis résolue à la fin du mois de juillet. Je n'avais plus le choix: je n'arrivais même plus à sortir de chez moi, pas même pour aller acheter le journal au dépanneur du coin! Et quand je me risquais à marcher dans la rue, j'avais aussitôt des étourdissements qui m'obligeaient à faire demi-tour. Ma mère croyait à une dépression. Donc, ou je me décidais à consulter, ou je mourais. C'est ainsi que je voyais les choses.
Je suis allée au CLSC, où j'ai rencontré une travailleuse sociale. C'est elle qui m'a appris que je souffrais de trouble panique avec agoraphobie. J'ai été vraiment rassurée de l'entendre dire que je n'étais pas folle. Et le fait de savoir ce que j'avais, de pouvoir enfin mettre des mots sur mon état, m'a un peu soulagée. La travailleuse sociale m'a d'ailleurs conseillé de continuer à voir un psychologue lorsque je serais à Québec, où je m'étais inscrite à l'université. Les livres qu'elle m'a suggérés m'ont aussi permis de comprendre que des causes biologiques et héréditaires étaient souvent rattachées à l'agoraphobie et au trouble panique. Mon corps pouvait ainsi être moins apte à supporter le stress en raison d'une déficience physique. Mais j'ai surtout réalisé que je n'étais pas la seule au monde à vivre ça.
Aussitôt déménagée à Québec, à la fin d'août, je suis allée rencontrer une psychologue qui m'a d'abord prescrit des antidépresseurs afin de m'aider à entamer ma session à l'école. Je les ai pris durant quatre mois et ils m'ont effectivement permis de commencer mes cours. Le simple fait de pouvoir demeurer dans une salle de classe constituait en soi une réussite. Mais mon problème n'était pas résolu pour autant. Il me fallait remonter jusqu'à sa source, comprendre ce qui déclenchait ces crises de panique et alimentait ma peur des endroits publics. Lentement, avec l'aide de la psychologue que je rencontrais une fois par semaine, je suis arrivée à débusquer les causes de mon mal. Après huit mois passés à dénouer la trame de mon enfance, ces causes ont commencé à se profiler: très tôt, la peur a habité l'enfant anxieuse et nerveuse que j'étais. Lorsque ma grand-mère est décédée, c'est d'abord la peur de la mort qui s'est enracinée en moi. Puis, quand ma mère s'est brûlé les bras au deuxième degré en essayant d'éteindre le feu qui avait pris accidentellement dans la cuisine- j'avais alors quatre ans-, ce dernier est devenu ma hantise. Petite fille impressionnable, j'ai sans doute été affectée par ces événements plus que d'autres ne l'auraient été. Et puis, il existait déjà des cas de stress et d'angoisse dans ma famille: mon bagage héréditaire me prédisposait donc à être sujette à des crises de panique. J'ai également compris que je devrais dorénavant être plus conciliante avec moi-même. Le désir de plaire à tout prix et d'exceller en tout m'amenait à taire mes émotions: une pression que ma nature sensible ne pouvait supporter. J'avais toujours souhaité être parfaite, mais je devais apprendre à accepter mes limites. L'agoraphobie, qui signifie « peur de la place du marché » en grec, est un trouble anxieux. Les personnes qui en sont atteintes ressentent une anxiété intense vis-à-vis de certaines situations d'où il peut être difficile de s'échapper. Il en résulte un sentiment de panique. Les agoraphobes craignent ainsi de se retrouver dans les cinémas, les files d'attente des banques ou des magasins, les autobus ou les métros. Ils finissent souvent par éviter ces situations ou se font accompagner par quelqu'un avec qui ils se sentent « en sécurité ». Dans les cas extrêmes, les agoraphobes peuvent se confiner à la maison, terrifiés à l'idée d'aller dans des lieux publics. L'agoraphobie touche 3,8 % des femmes et 1,8 % des hommes dans une période de 6 mois.
CausesDans beaucoup de cas, l'agoraphobie se développe chez une personne après une attaque de panique (trouble panique). Celle-ci est caractérisée par une terreur intense et accablante, accompagnée de symptômes tels que transpiration, étourdissements, palpitations et essoufflement. Bien que les attaques de panique surviennent de façon imprévisible, la personne apprend à éviter la situation qui semblait avoir déclenché l'épisode, par peur de subir une autre attaque. Dans d'autres cas, les personnes atteintes peuvent simplement se sentir mal à l'aise dans des situations agoraphobiques, sans avoir subi au préalable une attaque de panique et sans jamais éprouver une telle attaque. Chez un petit nombre, un trouble panique réel finira par s'installer. L'agoraphobie est toutefois plus fréquente que le trouble panique, qui est observé chez seulement 1 % de la population.
Symptômes et ComplicationsL'agoraphobie peut apparaître soudainement et se développer graduellement, surtout entre 18 et 35 ans. Il s'agit d'une réaction physique et émotionnelle face à une situation précise qui déclenche la peur chez l'individu. Voici les symptômes caractéristiques : - sentiments intenses de panique, de crainte, de terreur ou d'horreur
- incapacité de se maîtriser même en sachant que l'anxiété est exaggérée
- accélération du rythme cardiaque, essoufflement, tremblements et besoin irrésistible de fuir la situation - toutes les réactions physiques associées à une peur extrême
- se donner beaucoup de mal pour éviter la situation qui provoque la peur
Sans traitement, l'agoraphobie évolue habituellement avec une intensité variable et peut même disparaître de façon spontanée. Si l'agoraphobie est telle qu'elle perturbe la vie professionnelle et sociale d'une personne, ou qu'elle l'empêche de mener une vie normale, une consultation médicale est recommandée, pour obtenir l'aide nécessaire. Nathalie Jean, Psychothérapeute, auteur de "Guérir de ses peurs"  Nathalie Jean est psychothérapeute, diplômée de la méthode Réaccord, massothérapeute (suédois), praticienne en polarité, Reiki et en magnétisme. Elle a développé sa technique à partir de recherches faites pendant plus de 15 années d'études en psychologie. Elle a vécu l'agoraphobie pendant plus de 13 années. Elle a donné de multiples conférences et a fait l'objet d'articles parus dans la revue Dernière heure. Madame Jean a traité plus d'une centaine de personnes souffrant d'agoraphobie et sa technique fonctionne à 100 %. Elle est membre de l'Association des psychothérapeutes du Québec de l'Association des massothérapeutes (A.M.Q.) ainsi que de l'Association des praticiens en magnétisme (A.P.P.M.Q.). Madame Nathalie Jean a fondé l'association "Les douze étapes pour vaincre l'agoraphobie". En plus d'offrir des consultations en thérapie individuelle, Madame Jean offre également des thérapies de groupes, par le biais de conférences hebdomadaires, où les gens viennent apprendre à se libérer de leurs peurs. Cette formation est également offerte à distance par le biais de DVD. Elle est l'auteure du livre Guérir de ses peurs aux éditions Le dauphin blanc, qui est maintenant un best-seller. http://www.agoraphobie.ca/accueil.php
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