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BLOGUES 933 : Analyse moi ça
Diane Rivard 13 août 2008

Trouver un conjoint quand on est parent d'un enfant "différent" :

possible ou impossible ?

Diane a eu 2 enfants : une fille, puis un garçon. Il y a 4 ans, Diane et son conjoint se sont séparés, après 20 ans de vie commune. Ce qui les a séparés : Vincent, leur fils autiste...

Josey reçoit Diane pour parler de la difficulté de trouver un conjoint lorsqu'on est parent d'un enfant différent des autres.

Pour vous joindre à la discussion...

par téléphone : 418. 670. 9330

par courriel : laissez un message au bas de cette page.


L'histoire de Diane : avant la séparation

Dès l'âge de 3 mois, Vincent présentait des comportements qui indiquaient à Diane qu'il est différent des autres enfants. Diane a donc mis sa carrière de côté pour se consacrer à ses enfants. Demander de l'aide et du répit a été pour Diane très éprouvant. Tant de portes à défoncer : pour obtenir un diagnostic, une évaluation pédo-psychiatrique, trouver une place dans une école spécialisée, avoir accès à des spécialistes...

Vincent, jusqu'à l'âge de 2 ans, ne dormait que de 10h du soir à 2h. Le reste de la nuit, il pleurait et hurlait dans les bras de sa mère. Cette situation de manque de sommeil permanent, combinée au travail de jour et au rôle de mère pour sa fille aînée, a conduit Diane et son conjoint à la rupture. Leur couple s'est éloigné, puis éteint...

Après la séparation

Diane a été seule, par choix, pendant 1 an et demi. Puis, lorsqu'elle s'est senti disponible à aimer de nouveau, elle a recommencé à sortir...

Diane a fait le deuil d'une vie familiale normale. Si un homme entre dans sa vie, il devra accepter cette situation.

Elle a fait une tentative infructueuse de famille reconstituée avec un père de 2 enfants.

Finalement, l'amour s'est présenté sous les traits d'un ami chanteur, de 17 ans son cadet. Diane croit que le succès de leur union est dû au fait que tous deux se connaissaient déjà avant de tomber amoureux. Ainsi, elle n'a pas eu à lui expliquer, ni lui à tenter de comprendre.


Infos complémentaires

Forum sur la séparation de parents qui ont un enfant handicapé

Texte sur la vie quotidienne du parent d'un enfant autiste

Témoignage de parents d'enfant autiste au bout du rouleau


Texte sur la famille recomposée du site Maman pour la vie

Composer une famille recomposée

Notre première union n’a pas tenu le coup. Une fois, les blessures pansées, notre cœur est prêt pour un autre amour. Tout va bien. Puis, un jour, la possibilité d’aller vivre ensemble, en jumelant les deux familles, se pointe à l’horizon. Comment mettre toutes les chances de notre côté pour que la nouvelle cohabitation soit harmonieuse?

Il n’y a pas de recette à suivre, ni de guide garantissant un succès assuré, mais en prévoyant bien cette étape, on peut éviter bien des maux de tête. Un nouveau couple qui décide de vivre sous le même toit, avec leurs enfants respectifs, c’est d’abord un bouleversement majeur dans la vie des enfants et même des adultes. « On part avec des conditions gagnantes quand les deux parents n’ont pas de relations conflictuelles avec leur ex-conjoint. Cela évite d’exacerber les raisons de chicane et ne devient pas un stresseur de plus à concilier au sein de la nouvelle famille. Ainsi, on évite de mettre de l’huile sur le feu et de voir des ex-conjoints parler en mal du nouveau conjoint », suggère Lorraine Vallée, psychologue en pratique privée.

Parfois pour les enfants qui espèrent toujours que leurs parents « reviennent » ensemble, ce déménagement devient l’anéantissement des rêves de réconciliation. Aussi, il faut que ces derniers soient rassurés. « Les parents doivent rappeler à leurs enfants que leur relation est là pour toujours et que vous ne vous séparerez jamais d'eux. Ils doivent leur réitérer que la séparation n'est pas à cause d'eux et que c'est un problème d'adultes. Et surtout, il faut leur dire qu'ils ont la permission et que c'est correct d'aimer le nouveau conjoint de maman ou la conjointe de papa et que cet amour n'enlève rien à l'amour qu'ils ont pour leur maman et leur papa », note Michelle Parent, psychologue. Ce conflit de loyauté est parfois difficile à vivre pour l’enfant qui s’empêche de s’investir dans une nouvelle relation avec le nouveau conjoint par peur de blesser l’autre parent.

De là l’importance pour les parents d’agir… en adultes! «Les parents doivent faire une distinction entre le couple conjugal et le couple parental. Ils doivent faire le deuil du couple conjugal qui n’existe plus à cause de la séparation. Mais ils formeront, pour toujours, un couple parental. La souffrance liée à l’éclatement du couple conjugal influence le couple parental. Plus les adultes en tant que parents mêlent dans leurs discussions des éléments qui appartiennent à l'ancienne vie conjugale, plus les enfants vont souffrir. À l'inverse, plus le deuil du couple conjugal qu'il formait est bien résolu et plus ils sont capables de reconnaître la bonne mère ou le bon père que l’autre est pour leurs enfants, plus ces derniers se sentent aimés et sécurisés. Il faut faire la part : « il n’était pas un bon amoureux » ne veut pas dire qu’il « n’était pas un bon père ». Si la distinction se fait bien et que le couple parental va bien et se respecte, les enfants s'épanouissent », dit Michelle Parent.

Et quand les enfants se sentent bien, quand ils ne vivent pas de conflits de loyauté et qu’ils se sentent toujours autant aimés, ils auront plus de chances de s’adapter à la nouvelle cohabitation.

Rien n’est gagné d’avance

 

Si c’est possible, une période d’essai permettra aux deux familles de voir si une cohabitation est réellement possible. « On peut louer un chalet pendant les vacances d’été et observer attentivement la dynamique entre tous. On peut vivre la semaine dans nos maisons, mais ensemble les weekends pour un certain temps. Cela permet aussi aux enfants de mieux s’apprivoiser », propose Lorraine Vallée. Et si on s’aperçoit que nos modes de vie sont trop différents, que nos enfants ne sont pas prêts ou que simplement on préfère attendre qu’ils soient un peu plus vieux, d’autres solutions sont possibles : on peut décider de déménager plus près de l’autre conjoint sans pour autant vivre avec lui, on peut remettre le projet à plus tard, mais en passant nos vacances tous ensemble, etc.

Pensez… enfant

Dans une famille recomposée comme dans une famille traditionnelle, il est important que chaque parent passe des moments exclusifs avec chacun de ses enfants. « Cela intensifie notre relation avec eux », note Michelle Parent. Aussi, rester à l’écoute de ses enfants et les écouter vraiment constitue une condition gagnante pour que la cohabitation se fasse bien.

Pour s’adapter à cette nouvelle maison, les enfants doivent avoir un espace à eux. Parfois, ce n’est pas possible que chaque enfant ait une chambre à lui seul, mais on peut déjouer le tout en leur proposant d’installer un rideau ou un paravent pour créer une forme d’intimité. On leur propose de décorer à leur goût leur chambre ou de leur acheter une douillette qui leur plaît.

En les impliquant dans les décisions, en les faisant participer au projet et en leur faisant sentir qu’ils sont au cœur de cette aventure, ils se sentiront plus confiants et plus optimistes. « Quand on leur demande leur avis, quand on les écoute et quand on est capable de se mettre à leur place pour comprendre leur point de vue, on met plus de chance de notre côté », rappelle Lorraine Vallée.

Mieux prévoir

La clé est souvent le dialogue. Il faut en arriver à être capable d’exprimer nos craintes, nos peurs et nos doutes. Par exemple, une femme peut adorer son couple avec son nouveau conjoint parce qu’elle se sent pleinement « femme » et pas juste « maman », mais qu’elle n’a pas envie d’aller habiter avec lui. Pour elle, cohabitation résonne « maternage » comme elle peut l’avoir fait dans une précédente union. Elle a peur que le même modèle recommence. Il faut qu’elle trouve l’origine de ses craintes et une fois que ce sera fait, cette femme sera peut-être prête à cohabiter et sera aussi nécessairement plus vigilante.

Finalement, lire sur le sujet et même aller consulter un psychologue, avant même que le projet de cohabitation soit concrétisé, peut nous aider en prévoyant ce qui pourrait arriver. En arrivant à exprimer nos craintes et nos peurs – et surtout quand on est entendu –, on y voit toujours beaucoup plus clair.

 

 

 




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